Le 10 Avril 2015 est un véritable événement dans le petit monde des séries ! Marvel lance sur la plateforme Netflix, l’extension télévisuelle de son univers connecté avec : « Daredevil », première pierre d’un arc narratif dont nous venons tout juste de voir l’un des points culminant. En un peu plus de deux ans, les créateurs du MCU nous ont livré pas moins de six saisons des aventures de leurs héros new-yorkais. Après avoir exploré les recoins les plus sombres de Hell’s Kitchen, enquêté aux côtés de l’alcoolique la plus badass de New-York, protégé Harlem de nos grands bras musclés et éveillé le pouvoir de l‘Iron Fist, est-ce que le grand rassemblement des « défenseurs » de la grande pomme tient toutes ses promesses ? Est-ce que cet ambitieux cross-over reste cohérent, et permets-t-il aux« Avengers » télévisuel de porter l’action à un tout autre niveau ?

Vous avez manqué un épisode, une saison entière ? Vous êtes tentés de commencer mais vous avez peur de ne rien comprendre ? Pas de panique ! On fait le point sur les éléments importants et on vous livre notre point de vue (sans spoilers) de Defenders. On vous dis tous ce que vous avez besoin de savoir pour déguster la dernière née des studios Marvel.

 

Les fondations en accéléré

 

Daredevil (saison 1 & 2) – Importance du show pour Defenders —) 4/5 – Qualité —) 4/5

Tout commence avec la première saison du « Diable de Hell’s Kitchen », qui verra l’avocat Matthew Murdock, aveugle depuis qu’il est enfant, doté de capacités sensitives surdéveloppées, faire ses premières armes de justicier face au redoutable CaÏd de New-York : Wilson Fisk. Au cours des deux saisons consacrées à « Daredevil », Marvel jette les bases de son univers dans les grandes largeurs. Rythmé, bien réalisé et porté par un casting trois étoiles, la qualité du show est indiscutable. Nous faisons au cours de ces deux saisons la connaissance de personnages importants pour comprendre la trame de « Defenders », et les liens qui uniront ses protagonistes. Nous rencontrons tout d’abord Claire Temple, personnage qui aura un impact moral sur nos héros dans chacune de leurs saisons et servira de pont entre eux lors de leur unification. La belle infirmière sera un véritable guide pour eux et leur portera assistance à de nombreuses reprises. Nous y voyons aussi pour la première fois madame Gao, une chinoise très âgée aux capacités mystérieuses. Elle fait partie de « la main », une organisation toute puissante qui dissimule son influence dans toutes les strates de la société. Via chacun de ses membres, ce cartel fraternise avec les pires malfrats pour réaliser ses objectifs (notamment Wilson Fisk, antagoniste de la première saison de Daredevil).  Leurs intentions resteront troubles à ce stade, mais les apparitions de Gao introduiront le danger auxquels les héros de New-York devront faire face. Nous faisons une dernière rencontre en saison 2 et pas des moindres pour l’intrigue du cross-over. Elektra Nachios, le grand amour de l’avocat et redoutable guerrière, aura un rôle capital à jouer dans « Defenders ». Murdock devra jongler plus d’une fois avec sa personnalité. Est-elle une incorrigible sociopathe ? Est-elle une l’arme que son mentor a toujours voulu qu’elle soit, ou une femme en quête de rédemption ? Ces deux saisons sont indispensables pour comprendre les enjeux, et la psychologie de l’homme qui mènera la petite troupe au combat. Ses intrigues maitrisées, ses personnages charismatiques et ses combats aussi nombreux que spectaculaires, font de « Daredevil », une série à ne pas louper sous aucun prétexte !

 

Jessica JonesImportance du show pour Defenders —) 2/5 – Qualité —) 4/5

Jessica Jones, enquêtrice au passé torturé, caractérielle, badass, alcoolique au dernier degré et dotée d’une force surhumaine à décidément tout pour plaire ! Porté par la charismatique Kristen Ritter, le rôle est intense tant sur le plan physique que psychologique. Elle se retrouvera aux prises avec Killgrave, le monstre de son passé incarné par l’époustouflant David Tennant (Doctor Who/ Broadchurch). Capable de manipuler les volontés à sa guise, l’enquêtrice devra déployer toute sa résistance pour lui faire face, et démêler les toiles tissées dans son esprit. Cette série à beau être un petit bijou offert par les studios Marvel, l’intrigue ne revêt pour autant qu’un impact limité pour celle de Defenders. Néanmoins ne vous y trompez pas, il serait indécent de détourner le regard ! La lutte entre l’enquêtrice et un Killgrave obsédé par elle reste captivante de bout en bout.

 

Luke CageImportance du Show pour Defenders —) 2/5 – Qualité —) ?

À l’heure ou j’écris ces lignes, je n’ai pas encore pris le temps de regarder la saison du colosse d’Harlem… Je ne peux donc rien vous dire sur la qualité du show, mais en ayant vu Defenders je peux vous affirmer que vous ne serez pas perdu pour autant ! Luke Cage et une partie de son passé sont introduits au cours de Jessica Jones, ce qui coche déjà quelques cases du cahier des charges. Outre le développement de sa relation particulière avec Claire Temple, il n’y a qu’un seul personnage issu de son univers qui l’accompagnera dans le cross-over : Misty, une enquêtrice de la police de New-York. Libre à vous de tout regarder, mais si vous n’avez ni le temps, ni la patience, pas de soucis, vous pouvez faire l’impasse sans heurts.

 

Iron Fist – Importance du show pour Defenders —) 5/5 – Qualité —) 1/5

Et c’est là que le bas blesse… La saison la plus cruciale, celle qui jette 60% des bases de l’intrigue de Defenders est sans aucun doute la plus mauvaise de toutes… Danny Rand, 10 ans, est victime avec ses parents d’un crash d’avion dont il est le seul survivant. Il est récupéré par d’étranges moines qui l’entraînent pendant quinze ans dans la mystérieuse cité de K’un Lun, afin de maitriser son « chi », une énergie spirituelle. Cette énergie singulière lui permettra d’éveiller « l’Iron Fist », force mystique dont il semble être l’héritier de sa génération. En tant qu’élu de cette puissance prodigieuse, le destin du garçon est simple : il doit protéger l’entrée de K’un Lun, et détruire « la main », fameuse organisation qui veut leur nuire. Le problème, c’est que ce brave garçon décide subitement de retourner dans sa ville natale de New-York afin de retrouver ses amis d’enfance, et s’emparer de son héritage (société dont il est l’actionnaire majoritaire). Rien de bien compliqué en apparence, mais malheureusement la narration se perd complètement au fil des épisodes. Les acteurs sont au mieux antipathiques, au pire peu convaincants dans leurs rôles respectifs. Quant à la réalisation, il est difficile de croire que le show ait un quelconque point communs avec les brillants « Daredevil » et « Jessica Jones »Ce qui reste le plus tragique, c’est que cette saison est essentielle à une compréhension totale de Defenders, tant le rôle de Danny Rand est central. Il sera question des objectifs de « la main », de l’identité de ses membres, de K’un Lun, des pouvoirs de l’Iron Fist et de son véritable destin. Difficile donc de passer outre ces treize épisodes, ou l’ennui succède à la déception

Ceci n’est là que notre humble opinion, tentez votre chance et n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

 

Et Defenders alors ? Ça donne quoi ?

La série qui regroupe les 4 héros de New-York est à l’image de la sensation laissée par leurs saisons respectives : déséquilibrée. Attention tout de même ! Il y’a incontestablement eu un gros travail de fait pour rendre l’ensemble cohérent à l’écran. L’intrigue de ses nuits épisodes reprend la ou nos protagonistes avaient terminé leurs histoires. Et c’est une nouvelle enquête autour de « la main » qui va finalement croiser leurs destins. On retrouve une réalisation de bonne facture et la présence des excellents Charlie Cox (Daredevil) et Kristen Ritter (Jessica Jones) fait beaucoup de bien à l’écran. Les premiers épisodes vous paraîtront sans doute un peu lents, mais c’est un passage obligé pour parfaire les chemins des héros.

Du côté des méchants de la saison, nous retrouvons donc les membres de « la main » déjà introduits, et leurs trois autres compères. Le leader contesté de l’organisation est incarné par la mythique et inoubliable interprète de Ripley dans la saga Alien : Sigourney Weaver. L’actrice offre toute sa présence à Alexandra, chef en déclin de ce cartel international.

Si vous aimez l’action, vous allez être servi. Chorégraphies de haut vol, déferlantes de Ninja, combats aussi sanglants qu’époustouflants, les séries Marvel Netflix nous ont habitué à ce niveau d’excellence et il est impossible de ne pas s’extasier devant la ribambelle de crânes fracassés tout au long de la saison.

Petit point négatif en ce qui concerne les personnages secondaires. Issus de chaque micro univers, leur présence et importance sont quasi anecdotique. Les rares fois ou les alliés de nos héros ont un impact, aurait pu être contourné par une meilleure narration. Ça répète beaucoup les mêmes choses, et insiste lourdement sur des informations déjà données au spectateur. La narration s’emmêle souvent les pinceaux et donne une sensation brouillonne à certains moments. La série aurait gagné en concision en ne se focalisant QUE sur les Defenders. Quatre personnages aussi hauts en couleur pour mener la danse, c’est déjà pas mal !

7 thoughts on “Marvel Defenders : Le diable, l’alcoolique, le malabar et le ver luisant.”

  1. J’intervertirais bien les séries Iron Fist et Jessica Jones dans ta notation de qualité. Après faut aimer le côté arts martiaux qui tranche très fortement avec les autres séries.

  2. TomTom71 : Je pense que la notation est moins axée sur la qualité des scènes d’actions (moins nombreuses il est vrai dans JJ) que sur la qualité générale du Show qui a mon sens est dessous du côté d’Iron Fist

  3. Coucou,
    J’avoue que ça ne me tente pas plus que ça puis c’est pas trop mon style je pense, merci pour ton avis en tout cas c’était intéressant à lire 🙂
    Des bisous !

  4. Hello,
    Pour ma part, l’ensemble de la saga à beaucoup baissé en terme de qualité scénaristique. Et la même paresse scénaristique a frappé Défenders. L’intrigue est simpliste et n’est pas compensé par l’action qui démarre tardivement et poussivement. Le jeu des acteurs est très inégal. Tant Charlie Cox tire son épingle du jeu et tant Finn Jones s’en sort difficilement. Mention spéciale à Sigourney Weaver qui est charismatique. Malheureusement elle a payé le « coup de tonnerre de la mid season » !

  5. Je ne suis pas inscrite sur Netflix, je regarde très peu de séries maintenant et je dois dire que j’aurais du mal à la suivre. En tant que film j’adore par contre ! Mais en série ça sera trop long pour moi ^^

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