EDIT : RÉPONSE AUX LECTEURS – Dossier : Dragon Ball – Sexiste ? Violent ? Raciste ? Doit-on remettre en question le manga culte d’Akira Toriyama ?

 

EDIT : 21 FÉVRIER 2018

Bonjour à tous !

Comme promis et suite à la déferlante de commentaires, je vous rédige ces quelques lignes afin de répondre de manière globale, à toutes celles et ceux qui se sont exprimés au sujet de l’article ci-dessous, que ce soit sur le site, Facebook, ou la page Youtube « LeChefOtaku ». Je ne reprendrais que les remarques et réflexions qui ont été les plus nombreuses, afin de vous faire partager le plus brièvement possible, ma pensée sur cet article et la furie qu’il a parfois réussi à soulever.

Pour commencer, je tiens à vous entretenir du seul regret que j’ai au sujet de ce papier, à savoir : sa forme et son absence de mise en contexte. J’ai beaucoup été attaqué sur sa superficialité et son incomplétude, et j’estime avec le recul que c’est à juste titre !

Les articles de ce site et leurs formats relativement courts, visent à être lu rapidement, lors d’une pause café, entre deux rendez-vous, ou au déjeuner. Il m’était donc compliqué d’aller gratter un sujet aussi délicat en profondeur. Aurais-je du y consacrer plus de temps, de corps et de contre-exemples, ou à défaut aurais-je du m’abstenir ? La réponse est oui, sans aucun doute ^^ !

En voyant la masse de critiques allant dans le même sens et l’écart avec le fond de ma pensée, je ne peux que vous concéder une erreur flagrante dans la forme et je le regrette. Ce dossier est passé pour un article à charge contre le manga Dragon Ball dans son ensemble, ce qui en toute sincérité n’était absolument pas le but !

Beaucoup m’ont reproché ma méconnaissance du sujet, pire encore, certains m’ont accusé de n’avoir lu que quelques tomes…

Je ne suis en effet pas un spécialiste du manga comme LeChefOtaku. Je ne suis en effet pas un spécialiste de la culture asiatique dans son ensemble, je vous l’accorde sans problème. Mais je vous arrête cependant sur un point, Dragon Ball je connais sur le bout des doigts… Ce qui a été omis en terme de développement l’a été sciemment dans un soucis de concision (Videl, jeunesse de Chichi…), et en partant du principe que tous les lecteurs (les plus jeunes) ne connaissaient pas forcément l’œuvre en profondeur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai greffé quelques rapides résumés, inutiles pour les fans avertis.

J’ai vu toutes les versions de l’anime, que ce soit censuré ou non, en VF ou en VO. Je dispose de l’intégralité du manga à mon domicile, en deux éditions, standard et perfect, afin d’avoir la révision de traduction de Glénat. Je relis régulièrement cette œuvre magnifique que j’adore au plus haut point, et je suis les nouveaux épisodes de façon hebdomadaire. Non, vraiment, croyez-le, mon amour de l’œuvre de Toriyama n’a rien à voir avec cet article.

Ces gags ont bercé mon enfance, la grivoiserie de Muten Roshi m’a fait rire a en pleurer, les combats de Goku et consorts ont illuminé ma jeunesse et continuent de m’habiter avec la même force et le même plaisir aujourd’hui !

Cet article n’est pas parfait, loin de là. Mais je vais agiter le même drapeau que nombre d’entre-vous ont jeté à mon visage : celui de la liberté d’expression. Nous pouvons être en désaccord sur des personnages, des titres racoleurs, des grilles de lecture, des perceptions, des analyses et je serais toujours le premier à en débattre avec qui voudra.

Mais le ramassis de haine qui a parfois pu être déversé au nom de la protection de cette œuvre est somme toute inquiétant (mais j’ai particulièrement apprécié bon nombre de commentaires et l’avis du ChefOtaku, qui ont pu me faire évoluer sur certains points, ce qui est le but du partage).

J’admets volontiers que les intentions de mon article ne sont pas claires, et je vous concède sans soucis votre agacement, vu l’absence de mise en contexte de ce papier, que beaucoup ont assimilé aux mouvances moralisatrices de ces derniers temps.

J’ai entamé ma relecture annuelle de Dragon Ball (si si) il y a quelques jours, et c’est en relisant les premiers tomes que le sujet (qui n’est pas neuf), m’est venu.

Après l’affaire Weinstein et le buzz Blackface de Griezmann. Après la tempête médiatique de ces derniers mois des mouvements #BalanceTonPorc et #MeToo, j’ai trouvé à propos de se poser la question suivante : est-ce que les gags et caricatures de Dragon Ball passeraient aujourd’hui ?

Vu la popularité du manga, cette pensée n’est pas si invraisemblable, lorsque l’on pense à la polémique initiée par madame Royal sur le sujet, il y a plus de vingt ans.

Cet article effleure il est vrai le sujet de façon maladroite, juge sans complaisance certaines scènes du manga, et certaines caricatures sexistes avec l’œil moyen de l’occidental 2018, mais jamais je n’ai désiré la censure de cette œuvre, jamais je n’ai prôné sa disparition ou son aseptisation, et jamais je n’ai voulu heurter ou moraliser ses fans.

Beaucoup ont souligné (LeChefOtaku le premier) qu’il n y avait aucun problème à créer des personnages caricaturaux de femmes, qu’il n y avait aucun soucis à créer des personnages violent, machos, hystériques etc… Et je le rejoins complètement ! L’art se doit de rester libre, il n y a pas aucun débat la dessus.

Le but n’était pas d’analyser l’œuvre dans son ensemble, avec en tête une connaissance parfaite de la culture asiatique et une mise en contexte sauce 1984. Le but était de se demander si dans la conjoncture actuelle, au regard de « monsieur et madame tout le monde » le manga ne serait pas encore plus soumis à la polémique comme c’eut été le cas dans les années 90.

Si l’article a été mal compris et tant décrié, c’est qu’il est tout simplement mal écrit et mal construit.

Passée cette mise en contexte et cette erreur de forme, je tiens tout de même à affirmer certains points, qui sont pour le coup du domaine de l’opinion personnelle (chargez-moi dessus si vous le désirez, pour le coup il n’y a pas d’erreur de formes dans les propos qui suivent).

Est-ce que Dragon Ball est un grand manga ? Oui. C’est un chef d’œuvre absolu et intemporel, dont je suis le premier fan ! Les quelques séquences pouvant heurter certaines personnes (nous ne sommes pas tous égaux face à l’art) ne sont rien à l’échelle du manga.

Est-ce qu’Akira Toriyama peut-être taxé de sexisme, de racisme et d’être un maniaque ultra-violent ? Bien sûr que non !

Est-ce que certaines scènes de l’anime original peuvent-être choquantes pour des enfants (sang, hurlements, violence) ? Malheureusement oui, je persiste sur ce point. Nous n’avons pas été traumatisés certes, mais encore une fois nous ne sommes pas tous égaux, et la série originale n’est pas à mettre entre toutes les mains. Comme de nombreux commentaires l’ont suggéré, c’est aux parents de faire le tri et au CSA d’accepter une diffusion à la bonne case.

Est-ce qu’au regard d’un occidental, en 2018, le manga peut-être considéré comme porteur de stéréotypes sexistes, et de blagues malsaines : OUI ! Je comprend parfaitement vos arguments. Bulma est au cœur de l’intrigue tout du long, mais c’est bien la seule. On ne change pas les mœurs de l’époque mais je trouve ça utile de voir ça avec de nouveau yeux. Pas pour tout détruire, mais pour mesurer l’évolution.

Je comprend qu’aux yeux des japonais, voir Bulma sans culotte exhiber son sexe par accident est peut-être toujours drôle aujourd’hui. Je comprend que Goku qui dort sur les testicules de son grand père d’adoption soit un gag, (certains m’ont dit que je racontais n’importe quoi, qu’il disait « dormir sur son ventre », vérifiez la traduction de la perfect édition).

Mais concédez aussi que chez nous, l’image peut-être choquante pour un public non averti. Vous pensez que c’est drôle, certains ne partagent pas votre opinion. La tolérance et la liberté d’expression, ne sont pas des armes à sens unique. 

Est-ce que l’anime doit-être pour le coup édulcoré, afin de plaire à un plus large public (et faire plus d’argent), vous avez déjà la réponse avec Super. Ce que je déplore tout autant que vous au sujet de la violence…

Concernant le Blackface. J’émets l’hypothèse que Toriyama ait pu vouloir y faire une référence. La caricature d’un noir, dans un manga caricatural et humoristique, au Japon, dans les années 80, ça n’est pas complètement idiot de le penser (à moins que je ne me trompe encore une fois ^^). Je n’affirme en rien une quelconque forme de racisme chez l’auteur.

Derniers points pour faire écho à la vidéo du Chef Otaku. Je le rejoins pratiquement sur tout.

Ses commentaires sur « Piccolo et Gohan, progressistes » m’ont fait rire, et sa réflexion sur Uub le pakistanais m’a pour le coup fait réaliser qu’en effet, il n’était pas noir ! Ce qui démonte l’argument sur l’évolution du style. Je le reconnais sans soucis.

Et pour finir, concernant les personnages féminins « irrésistibles » de DBS ! Je pensais à Mai et à Caulifla (que j’ai le droit d’apprécier, liberté d’expression les mecs), bien plus qu’à Kale. Ce n’est pas tant leur caractère qui est plus intéressant que les autres… J’apprécie juste que plus de femmes se retrouvent au cœur de l’action, et oui, en effet Chef, ça fait vendre des figurines…

Je tiens à remercier les gens qui ont laissé des blocs de texte en commentaires. Je les ai tous lus et je les approuverais après la publication de cet EDIT. J’espère que vous pourrez picorer une réponse à ce que vous avez développé. Merci au Chef d’avoir pris une heure de son temps pour livrer son opinion.

J’espère pouvoir continuer à échanger avec vous sur le sujet et sur bien d’autres.

Pour tous les autres (nombreux aussi), qui ont vidé leurs nerfs en messages de menaces, d’insultes et d’analyses douteuses, misogynes, racistes (pour de vrai), homophobes et j’en passe, détendez-vous, ça ne sert vraiment à rien. Je ne publierais aucun commentaire de nature agressive. Vous ne rendez pas service à l’image de ceux qui aiment pour le coup vraiment le manga, et le défendent de façon brillante. Vous vous reconnaitrez 😉 !

Je demande pardon à ceux qui se sont sentis jugés, agressés ou blessés, ce n’était vraiment pas mon intention.

Je vous souhaite à tous une bonne fin de journée et je reste à votre écoute pour d’éventuelles prolongations sur le sujet.

 

 

Vidéo du Chef Otaku

 

 

ARTICLE INITIAL :

 

Publié pour la première fois en 1984 dans le magazine « Weekly Shonen Jump », le manga Dragon Ball, bien que toujours au sommet de sa gloire en 2018, reste dans ses fondations une œuvre d’un autre temps…

Plus de trois décennies de création, d’évolution et d’aventures toutes plus extraordinaires les unes que les autres séparent la première planche de Toriyama, et la dernière couverture en date du manga version « Super ».

                           

Il a souvent été reproché beaucoup de choses à cette série, notamment en France, lorsque sa diffusion télévisuelle a même été remise en question, par celle qui était déjà une éminente personnalité politique à l’époque : Madame Ségolène Royal.

Durant toute sa carrière, elle a allègrement fustigé les séries animées japonaise ( presque toutes diffusées dans l’émission « Club Dorothée » ), Dragon Ball en tête de liste, au point qu’on lui prête avec une quasi certitude, l’extinction de la série sur les chaînes cathodiques, à la fin des années 90.

Pour vous faire une idée de son opinion sur le sujet, je vous propose de lire cet extrait choisi de son livre « Les bébés Zappeurs » sorti en 1989 :

« Il y avait dans la télévision d’ « avant » des règles simples. Il y avait les gentils et les méchants. Et, en général, le gentil, le héros, tuait moins que les autres. Il gagnait aussi parce qu’il était le plus malin (… ). Dans les dessins animés et les séries japonaises (… ), tout le monde se tape dessus. Les bons, les méchants et même ceux qui ne sont rien, les figurants de la mort. Le raffinement et la diversité dans les façons de tuer (explosions, lasers, commande à distance, électrocutions, animaux télécommandés, gadgets divers…) se sont accompagnés d’un appauvrissement des caractères, d’une uniformisation des héros, dont la seule personnalité se réduit à la quantité de cadavres alignés, ou à la couleur de la panoplie du parfait petit combattant de l’espace. »

Et là encore, madame Royal s’attaque juste à la qualité du fond, à la violence omniprésente et à la représentation du combat que l’on soumettait à un jeune public. Mais après une analyse plus large de l’œuvre de Toriyama, on se rend compte assez vite que la violence n’est peut-être pas le seul soucis.

Certains pointent du doigt le sang qui coule à torrent dans la série TV originale, d’autres affirment que l’œuvre montre une caricature des femmes, les condamnant à n’être que des objets de fantasmes et sujets de blagues grivoises. Certains voient même par moment une forme de racisme, dissimulé sous les coups de crayons du mangaka…

Alors ? Que devons-nous penser de tout ça ? Les fans sont-ils aveuglés au point d’être incapables d’entrevoir ces failles ? Les fondations de ce manga cultisme sont-elles aussi discutables que certains pensent ?

Sexiste ? Violent ? Raciste ? C’est ce que nous allons tenter de découvrir en décortiquant le sujet en profondeur, dans notre nouveau dossier Dragon Ball !

 

Sexiste ? Évolution de la place des femmes dans le manga.

Si l’on se réfère aux tous premiers volumes du manga, les représentations féminines de départ sont incontestablement les jeunes Bulma et Lunch.

D’un côté nous avons une brillante scientifique de 16 ans, qui part seule à l’aventure pendant ses vacances d’été, afin de trouver les Dragon Ball. Extrêmement belle et très sûre d’elle, son caractère bien trempé induit qu’elle ne se laisse faire par personne, quitte à jouer de ses charmes pour s’en sortir ou obtenir ce qu’elle désire.

Même si la construction du personnage serait bien plus discutable aujourd’hui sur l’aspect « vile tentatrice » qui est décri chez cette adolescente, Toriyama place Bulma très haut sur l’échelle intellectuelle. Nous sommes en 1984 et la place de la femme dans les représentations cinématographique ou littéraire reste très largement dominée par la figure de la faible demoiselle en détresse ( surtout dans la littérature adolescente ).

L’écriture de son héroïne est donc en apparence plutôt positive. Elle sera l’un des personnages moteurs tout au long du manga, la tête qui fera avancer les gros balourds bodybuildés dont elle s’entourera.

Passons maintenant à Lunch. Cette charmante petite brune (ou blonde ça dépend de l’humeur), est introduite dans le manga suite à l’épreuve d’admission soumise par Muten Roshi à ses deux élèves (Goku et Krilin). La demande du vieux pervers est claire. Ils doivent lui ramener une fille torride et « bien en chair », pour qu’il les autorise à suivre son enseignement. (Chantage à deux enfants pour qu’ils aillent lui trouver une adolescente, afin qu’il assouvisse ses pulsions sexuelles… Faites-vous votre idée).

C’est ainsi, au gré de leurs recherches, que les deux garçons se portent à la rescousse de Lunch, prise en chasse par des policiers, et complètement dépassée suite à un braquage de banque qu’elle aurait commis (figure de la demoiselle en détresse donc).

L’adolescente semble avoir un mystérieux pouvoir, qui lui permet à chaque éternuement de changer de personnalité (et de couleur de cheveux) de façon aussi drastique que soudaine. Lorsqu’elle est brune, la jeune femme est douce, docile manipulable et charmante au possible. Lorsqu’elle passe au blond, elle devient revêche, hystérique, violente et teigneuse en un clin d’œil. De la à y voir une caricature sexiste de la part de l’auteur sur le tempérament des femmes, il n’y a qu’un pas… Sans compter que la pauvre Lunch est cantonnée (quand elle est dans son état dit « normal ») à faire à manger, le ménage et la vaisselle ! Vraiment, elle a tout gagné à se faire sauver cette pauvre enfant…

Quand on y regarde de plus près, bien que l’écriture soit assez simpliste et caricaturale, n’oublions pas que Dragon Ball était à l’époque un manga plus humoristique qu’autre chose, bien loin de la furie des combats et des enjeux de vie ou de mort actuels. La représentation des personnages féminins véhicule beaucoup de clichés, certes (1984 oblige), mais le problème majeur ne se trouve pas là… Le problème, le très gros problème sur le sujet : C’EST MUTEN ROSHI !

Inutile de vous faire un portrait détaillé si vous connaissez Dragon Ball. Ses pulsions et sa perversité en font un personnage complètement à part dans le manga. En dehors de lui, personne n’atteint ce degré d’obscénité, la plupart des garçons étant soit trop jeunes, trop timides, ou trop naïfs pour en être capables. N’oublions pas non plus que le personnage obscène fait partie intégrante de la structure même d’un manga dit : « Shonen« .

Jiraya dans Naruto et Sanji dans One Piece en sont des parfaits exemples :

Là ou il y a un gros problème en ce qui concerne Muten Roshi, ce sont ses attentes et demandes concernant des jeunes filles de 16 ans, et la mise en scène qui a pu parfois en découler. Là où il est « acceptable » de voir un vieux pervers regarder des magazines érotiques à longueur d’épisodes (et encore), demander de faire « paf paf » avec les seins d’une adolescente l’est beaucoup moins.

Je parlais de la mise en scène sordide qui a pu parfois s’étaler dans les débuts du manga… La planche ci-dessous en est un parfait exemple. Mettons un peu de contexte : L’histoire part de Son Goku qui pendant le sommeil de Bulma, décide de dormir entre ses cuisses (chouette idée à mettre dans la tête des gosses). Surpris de ne pas sentir les mêmes organes génitaux que ceux de son grand-père (oui le gosse avait l’habitude de dormir sur les testicules de son grand-père adoptif, avec lequel il vivait seul… Faites-vous votre opinion), il décide de lui enlever sa culotte pour vérifier… Sous le choc, le garçon hurle et réveille l’adolescente qui ne se rend pas compte (bien sûr) de sa nudité.

Le tout donne naissance quelques pages plus tard à un gag malsain, ou Bulma, en guise d’échange pour l’obtention d’une Dragon Ball (commerce du corps), propose de montrer sa culotte au vieux pervers… Voyez ce que ça donne.

 

Je ne sais pas si c’était drôle au Japon en 1984, mais en 2018, ça nous fait en tout cas beaucoup moins rire…

Je vous laisse continuer avec un petit florilège « Muten Roshi » :

 

 

Bien que chacun des propos du vieux maître soient par la suite systématiquement corrigés par un coup de poing/matraque/batte de baseball/massue (obscénité réglée par la violence), le plus gros soucis tient vraiment sur les débuts du manga, ou le corps de Bulma était systématiquement considéré comme une monnaie d’échange envisageable.

Le second soucis d’écriture se porte sur Lunch, dont la seule utilité consiste à tenir la maison de Muten Roshi, et à s’occuper des tâches ménagères, pendant que ces messieurs s’entraînent et partent à l’aventure.

Les élans de violence, de caractère et de riposte ne justifient pas tout. Dans les premiers volumes de Dragon Ball, les femmes ne sont rien d’autres que des objets de fantasmes, des monnaies d’échanges, des ménagères et des prétextes à gags extrêmement malsains.

Mais avec le succès et une diffusion bien plus large, est aussi venu le temps de la révision, de l’ajustement et du politiquement bien plus correct dans l’écriture des personnages féminins. Mais ne nous y trompons pas, les clichés subsistent jusqu’à la fin !

Parlons des deux protagonistes régulières, qui caractérisent à la fois l’évolution et le conservatisme de Toriyama dans sa saga : Chichi et C18.

La première, femme de Son Goku, est un savant mélange des deux personnalités de Lunch (qui disparait du manga après le combat contre Piccolo). À la fois gentille épouse, ménagère qui tient sa maison avec zèle, et nourrit son insatiable mari, c’est aussi un tyran extrêmement colérique, obsédé par la réussite de son fils jusqu’à la névrose. Elle participe avec Bulma, à corriger les pulsions de Muten Roshi, qui nourrit aussi des fantasmes sur elle (aucune limite le vieux).

Mais son rôle consiste principalement à être celle qui empêche ses hommes de faire ce qu’ils désirent, et parfois même au delà du bon sens. Rappelez-vous la fois ou elle considère que les études de son fils sont plus importantes que la survie de la Terre… Pas sympa de la part de l’auteur, qui en plus d’en faire une ménagère, la rend idiote et détestable pour le lecteur.

Encore une fois, alors que l’écriture de Chichi partait sous de meilleures auspices que d’habitude (elle apparait pour la première fois adulte en experte des arts martiaux et participe aux phases finales du Tenkaichi Budokai), Toriyama persiste, et signe ce personnage très conservateur.

La vraie révolution arrivera bien plus tard, lors de l’arc cyborg. Première guerrière digne de ce nom, C18, la blonde incendiaire au caractère froid, marque un véritable tournant dans le manga. Non seulement la créature cybernétique n’est jamais tournée en ridicule, ou cantonnée aux clichés habituels du récit, mais en plus, elle tient véritablement tête aux personnages principaux en matière d’arts martiaux et de puissance ! Mieux encore, elle pulvérise Végéta, macho parmi les machos, lors d’un tête à tête qui laissera de grands souvenirs à tous les fans de la série. 

Elle finira en plus de ça par se mettre en couple avec Krilin, l’homme au caractère le plus doux, et loin des canons de beauté qu’on aurait pu imaginer pour la jolie blonde. Toriyama parvient à briser tous les clichés qu’il a lui même nourri, grâce à l’écriture de C18, et c’est sans doute ce qui permet au final de le sauver un tout petit peu sur le sujet…

Tantôt hystériques, tantôt guerrières, tantôt scientifiques, objets sexuels ou ménagères, la place de la femme dans Dragon Ball véhicule incontestablement de nombreux clichés au nom de l’humour, du gag tendancieux et de la vanne discutable. Mais il faut admettre qu’en escaladant les marches du succès, Akira Toriyama a peu à peu gommé certains traits sexistes, jusqu’à faire naître un certain équilibre grâce au personnage de C18.

Dragon Ball Super a su complètement renouveler et sublimer ses personnages féminins, mais nous y reviendront à la fin de ce dossier. Penchons-nous maintenant sur le second chef d’accusation à l’encontre de ce manga culte : la violence !

 

Violent ? Le sang et les blessures, du trop jusqu’à la censure !

Dragon Ball est un manga qui met en scène des guerriers, des combattants, des maîtres en arts martiaux à la puissance titanesque, qui s’affrontent dans des combats à mort, où le sort du monde est entre leurs mains, et oui, c’est souvent sanglant

Il faut bien comprendre que Toriyama a haussé le niveau de maturité de son manga, à mesure qu’il empilait les années d’écriture derrière lui… Au début très balbutiant sur les illustrations des combats (il le dit lui même), son style s’est affuté jusqu’à nous livrer des joutes toutes plus superbes les unes que les autres ! Capacités surpuissantes, guerriers sans limites, sang à outrance, membres arrachés et torses transpercés, les combats de Goku et ses amis vont toujours plus loin dans la démonstration de la violence physique… Et c’était le but !

Le problème ne vient pas de la version papier, mais de la version anime. Les occidentaux avaient tendance à penser que les vidéos d’animations japonaises étaient destinées à un public enfantin, ce qui était bien évidemment faux !

Les sujets abordés sont souvent très durs, et la violence omniprésente. Bien loin des « Bob l’éponge« , « Totally Spies » et autres productions Disney, la grille de lecture de Dragon Ball n’était vraiment pas adaptée ou comparable aux productions destinées à la jeunesse.

Et c’est bien ce qui posait problème à l’époque. Même si le cœur des fans (nous les premiers), battait pour les torrents de sang, les blessures apparentes et les insultes envoyées dans tous les sens, il faut admettre que bon nombre des spectateurs du « club Dorothée » de l’époque, ne laisseraient pas leurs enfants regarder une chose comparable aujourd’hui. (Sachant que la version présentée sur TF1 était beaucoup plus édulcorée que la version originale.)

 

Preuve de cette violence que les studios japonais n’assument plus aujourd’hui : la remasterisation en version KAI. L’intégralité du dessin animé Dragon Ball Z a été dépoussiéré, les épisodes largement raccourcis et rendus bien plus soft que la version initiale. Preuve que les temps ont tout de même bien changés, au grand dam des vieux spectateurs qui crient au scandale : « Rendez-nous la boucherie de notre enfance » !

 

Illustration de la mort Goku/Raditz, ou les deux saiyens se font transpercer par le Makankosappo de Piccolo.

VO/VERSION KAI

    

La série Dragon Ball Super poursuit et amplifie même cette nouvelle tendance, quitte à friser parfois le ridicule tant les luttes sont aujourd’hui aseptiséesSon Goku peut aujourd’hui se faire transpercer de part en part, sans qu’une seule goutte de sang n’apparaisse à l’écran. Les personnages ne crachent plus leurs tripes lors de coups de poings monstrueux dans l’abdomen, seules quelques trainées de salives et gouttes de sueur viennent se répandre sur le sol.

 

Le manga Dragon Ball est-il violent ? Oui ! Incontestablement et c’est bien le but recherché par l’auteur. La série animé était-elle trop violente pour des jeunes enfants ? Oui, il faut l’admettre, même si en tant que spectateur assidu, votre serviteur n’a pas le sentiment d’avoir été traumatisé. Le soucis vient principalement de la case horaire de l’époque. Diffusé au même titre que les programmes pour enfants à cause de son format dessin animé, il est certain que le traitement de cette œuvre destinée (au minimum) à des jeunes adolescents a été mal comprise par ses diffuseurs.

Doit-on pour autant aseptiser la série ? Tout dépend de la cible. Oui, ils doivent la rendre moins violente si ils comptent toucher un jeune public, ce qui est semble être le cas vu sa diffusion le dimanche matin au Japon.

Entre les hurlements de douleur, les membres fracassés, les flots de sang, le langage ordurier et la violence systématique, la série Dragon Ball originale n’était en effet pas à mettre entre toutes les mains !

Passons maintenant au dernier sujet à aborder, et pas des moindres…

Raciste ? Du Blackface dans Dragon Ball ?

Définition du Blackface (source wikipédia) : « Le blackface est une forme théâtrale américaine de maquillage pratiquée dans les minstrel shows, puis dans le vaudeville, dans lequel le comédien incarne une caricature stéréotypée de personne noire. Après avoir gagné en popularité au XIXème siècle, le blackface se distingue du minstrel show et devient un mouvement à part entière au début du XXème, jusqu’à disparaître à partir des années 1960 à la suite du mouvement afro-américain des droits civiques. En raison des stéréotypes péjoratifs véhiculés par cette forme de caricature, elle est aujourd’hui considérée comme raciste et choquante.« 

Chers fans de Dragon Ball… Ça ne vous évoque rien ? Il n’est nullement question d’accuser monsieur Toriyama de racisme, mais il parait tout de même compliqué de ne pas voir dans le personnage de « Mister Popo« , une référence directe. Sachant qui plus est que l’auteur avait déjà caricaturé un personnage noir, bien avant de créer celui du serviteur du « tout puissant ». Il se nommait « l’assistant noir » et possédait les mêmes traits grossièrement dessinés.

Quand on connait la finesse du coup de crayon du maître, il parait vraiment délicat de ne pas y voir une référence volontaire.

Tout comme le sexisme, qui s’est largement effacé à mesure que le succès commercial grandissait, le dernier personnage noir créé par Toriyama ne possède plus aucun trait commun avec les premiers…

Uub est dessiné de façon équivalente aux autres personnages, sans aucune forme de caricature.

Est-ce le succès qui a obligé le créateur de Dragon Ball à faire preuve de plus de retenue dans la construction de ses personnages ? Est-ce juste de la maladresse et de l’humour grotesque ? Est-ce autre chose ?

Libre à vous de vous faire votre propre opinion sur le sujet.

 

Et aujourd’hui ?

 

Depuis la reprise du manga sur papier et à la télévision, il est clair que Dragon Ball a su se mettre à la page et épouser la tendance égalitaire ! Beaucoup plus de femmes sont à l’écran et certainement pas pour laver les slips de ces messieurs ! La preuve la plus flagrante est l’apparition des femmes saiyens issues de l’univers 6.

Elles sont aussi fortes que ces messieurs, disposent de la même envie d’en découdre et d’un caractère absolument irrésistible !

Personnage féminin important, recyclé des premiers tomes du manga : Mai. Elle reste une humaine tout à fait normale, mais n’hésite pas à se battre pour ses convictions et n’est jamais traitée en sous fifre, ou en potiche, bien au contraire ! Elle prend régulièrement la tête des opérations militaires contre Black/Zamasu et reste une figure importante, qui n’est jamais ridiculisée ou sexualisée.

Une révolution importante et de bonne augure pour une série qui à commencé il y a plus de trente ans !

Des femmes au premier plan et une violence largement édulcorée, rendent ce manga plus adapté aux jeunes générations, même si les plus vieux d’entre nous regretteront les jurons et jets de sans toutes les dix secondes.

Le manga Dragon Ball est-il sexiste ? Oui, il faut admettre que les débuts de l’œuvre font la part belle aux clichés et aux séquences malsaines. Mais Toriyama a su évoluer avec les mœurs et le succès… Et c’est sans doute la raison de la pérennité de son travail, dont on retient plus volontiers les joutes épiques, que les obsessions pour les petites culottes et les seins de Bulma.

Et vous ? Que pensez-vous de tout ça ? N’hésitez pas à nous laisser votre opinion et à voter dans le sondage qui suit !

 

 

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38 Thoughts to “EDIT : RÉPONSE AUX LECTEURS – Dossier : Dragon Ball – Sexiste ? Violent ? Raciste ? Doit-on remettre en question le manga culte d’Akira Toriyama ?”

  1. Kami-Sama

    Faire un article c’est bien, quand on respecte les noms des personnages, pour C18 de ne pas l’appeler N°18 n’est pas gênant vu que la plupart du public français l’appelle comme ça malheureusement.
    Mais appeler Gokû, San au lieu de Son… Faut faire des recherches sur au moins la bonne écriture des personnages quand on écrit un article c’est la moindre des choses.

    1. cosmegeek

      Tout à fait d’accord avec toi ! Tu as raison de me reprendre, c’est une malencontreuse erreur de ma part, je corrige cela immédiatement. 😉

  2. Yoch

    article de merde, ça t’as pas choqué mais tu dis que le manga est trop violent mdr cette hypocrisie ça me débecte retourne dans ton monde de bisounours

    1. cosmegeek

      Trop violent pour des adolescent et adultes non, pour des gosses de 6 – 8 ans en effet et ça n’est que mon opinion 😉 ! (Je parle de la version originale non censurée bien entendu, ni des versions Kai ou de Super)

      1. Sisyphe

        Ça n’est pas fait pour des enfants de 6-8 ans, c’est un SHONEN, ce qui signifie que c’est destiné à des jeunes adolescents. Quand tu sais que de nos jours les enfants de 10 ans jouent à GTA ou Call Of, Dragon Ball c’est pas le plus côté qu’ils trouveront

        1. Sisyphe

          *Gore et non côté

        2. cosmegeek

          Je suis pleinement d’accord, le soucis c’est que par méconnaissance du sujet à l’époque, TF1 a mis ça dans une case horaire pour les enfants (avec le fameux générique sur le « gentil san gohan » que l’on connait tous). Bien sur que ça n’est nullement choquant pour des adolescents 😉

  3. SuNéos

    Après avoir tout lu il y a quand même un point important ; au fur et à mesure où les points cités s’ameliorent , l’anime se dégrade ( Dragon ball Super étant ma foi assez mauvais ).
    Or c’est évident que tous les gags sont à but humoristique ; de même pour le sang et la censure .
    Du coup est ce que ça vaut le coup de les supprimer pour au final perdre en qualité .
    Surtout que DB n’etait Pas à la base prévu pour de jeunes enfants mais pour des ados ( Shonen désignant Un ado garçon ) ; ils n’en seraient pas choqués …
    Désolé des possibles fautes il est tard et j’ai trop la flemme de me relire et si je poste pas maintenant j’aurai sûrement oublié demain :p

    1. cosmegeek

      Toriyama n’est ni raciste ni sexiste, nous sommes d’accord ! Mais il est aussi vrai que ce type d’humour, la violence et l’écriture pour les personnages féminins ne passeraient plus aujourd’hui : Super en est la preuve… Je déplore l’édulcoration de la violence, mais je trouve l’ouverture sur les personnages féminins comme Caulifula plutôt cool ! 🙂

  4. Zanteshin

    Comparer les années 80 à maintenant n’a aucune utilité. Comme faire un article à charge comme celui ci alors que la faute revient aux débiles de TF1 qui voulaient être cool en diffusant des animé japonais sans chercher à connaître le public visé au Japon. De plus le Japon à des moeurs très différentes, à la base DB n’était pas prévu pour l’occident d’où le fait de l’évolution du manga aussi. Sans parler de l’apparition du politiquement correct au cinéma, en humour etc, c’est marrant que toute ça ait évolué également non? Et prendre l’autre débile de Ségolène, une politique qui passe son temps à retourner sa veste, comme référence c’est également navrant.
    Mais bon au moins c’est un article à débat, écrit avec les pieds qui va t’assurer plus de visibilité. Ah la course aux vus, ce qu’il faut pas faire pour la remporter…

    1. cosmegeek

      Comparer les années 80 aux temps actuels a une utilité ! Cela nous sert à mesurer l’évolution des mœurs et l’adaptation des œuvres qui ont traversé les dernières décennies. Oui le politiquement correct est omniprésent dans toute les strates audiovisuelles, et ce qui était possible de faire dans les années 90 ne l’est plus aujourd’hui. Je n’en fait ni l’apologie ni la critique, je relate juste mon observation sur une infime part de ce qui caractérise le manga ^^ !

  5. MrZ

    Dommage de lire aujourd’hui un article à ce point à côté de la plaque qui privilégie la forme au fond et prend le tout sous un prisme occidental pour juger une série provenant d’un endroit où le concept de progressisme n’existe pas. (Encore moins dans les années 80)
    Sans oublier non plus que les changements de caractérisations sont plus dûs aux changements de ton qu’autre chose, il allait être difficile de conserver le ton érotique des débuts de série lors d’évènements mille fois plus sérieux, c’est uniquement du bon sens, pas une évolution de mentalité. (Pour preuve, lors des moments plus légers, notamment dans l’arc Boo, ses tendances érotiques niveau blagues reviennent un peu.)

    Ah, et accessoirement, dans le temps la violence c’était beaucoup plus explicite qu’aujourd’hui tout en restant accessible aux enfants/adolescents.
    La meilleure preuve ? Devilman de Go Nagai est un shonen.

    Et avant que j’oublie : Des personnages correspondant à des carcans progressistes, ce n’est pas forcément signe de qualité.

    1. cosmegeek

      Merci pour ce commentaire extrêmement intéressant ! L’article émet une idée et analyse le manga selon le prisme occidental version 2018, c’est exact. Merci d’avoir partagé votre opinion !

  6. james

    Article dans l’air du temps… Voilà une réflexion intellectuellement au ras les pâquerettes. Ceci n’est pas une analyse, ça n’est qu’une liste de scènes dont l’auteur tire des conclusions hâtive dans la forme de « si alors » (si Lunch tien la maison de Muten Roshi alors c’est un objet).
    Faire des inférences, et des corrélation simpliste pour en tirer une conclusion qui l’est tout autant n’est pas une analyse.
    De plus appliquer des des points de vue moderne sur des œuvres du passé est une démarche stérile et ne permet absolument pas de tiré une quelconque conclusion d’une probable évolution des tendances de la société.

    Des bisous.

    1. cosmegeek

      Oui c’est un article dans l’air du temps ^^ ! Il ne me semble cependant pas avoir fait de corrélations simplistes. Je ne dis pas que Lunch est « un objet » pcke elle tient la maison de Muten Roshi, je dis que sa présence dans le manga n’est pratiquement limitée qu’à ça… Il est vrai que c’est une liste de scènes tendancieuses, qui au regard des temps actuels me laisse penser la chose suivante : « Est-ce que cela serait publiable aujourd’hui ? »

      L’article ne fait que se questionner, et met en avant les personnages en rapport avec le prisme sélectionné, sans porter de jugement sur la globalité du manga qui est évidemment d’excellente qualité ! Je pense qu’il est intéressant de regarder les œuvres du passé avec du recul, tout comme il est important d’observer l’histoire en analysant les changements de mœurs. Ça n’est là bien sûr, que mon humble opinion.

      Merci de votre commentaire ^^ !

      1. James

        Navré pour l’agressivité apparente de mon commentaire, vous avez payé pour une sale journée, j’aurai du exposer mon point de vue de manière plus courtoise, je m’en excuse donc.

        Pour vous répondre à tête froide :

        Ce que je pointais du doigts dans mon précédent message concernant votre article, était une tendance à faire des corrélations en en tirant des jugements de valeurs de manière assez arbitraire. J’ai parfois eu l’impression qu’il pouvais y avoir une confusion entre les personnages et le message véhiculé par l’œuvre. (personnage « raciste » =/= œuvre raciste). Je ne dis pas que dragon ball n’est pas raciste ou sexiste, je ne me place pas en juge du manga, je dis juste que votre méthode de raisonnement pour en arrivé parfois à ces conclusions me semble insuffisant et permettent absolument de le déterminer en tirant de conclusions.

        Je vais donc éclaircir mon propos et pourquoi pas vous donner des pistes de réflexions.

        Par exemple :
        Sur Mister Popo. Je suis absolument d’accord sur la pertinence de comparer son design aux personnages représenté lors de cette forme théâtrale qu’étais le black face. Je pense qu’il n’y à pas d’ambiguïté possible quand à l’inspiration d’Akira Toriyama pour le design de son personnage. En revanche si cette forme de théâtre était effectivement raciste du fait de la représentation des noirs américains en véhiculant des stéréotypes négatifs les concernant, le fait que le design de Mr. Popo corresponde à cette ancienne forme théâtrale n’en fait pas pour autant un personnage raciste. En effet le racisme est le fait de se montrer hostile envers un groupe humains en fonctions de son ethnicité (entre autre). Or, si le design de Mr. Popo s’inspire du blackface, son personnage lui, dans son langage et son attitude ne véhicule aucun cliché péjoratifs à l’égard les personnes de couleurs. Mr. Popo n’est donc stéréotypé que dans son physique, ce qui ne permet absolument pas d’en déterminer un racisme proéminent, sauf en extrapolant son propre point de vue. Le raisonnement que je vous oppose donc est que le fait de déterminer qu’un personnage est raciste uniquement sur son apparence reviens à faire une corrélation hâtive en plus d’y apposé un jugement de valeurs arbitraire. « Mr. Popo correspond physiquement à un stéréotype donc il est raciste ». C’est aller vite en besogne non ?

        Et cette remarque s’applique à tout les autres personnages.

        Le type de raisonnement que vous semblez tenir est assez simpliste à mon sens, car il peut s’appliquer à tout et n’importe quoi, en permettant de déterminer un racisme, sexisme… présupposé dans tout se que l’on veux.
        Par exemple je pourrais dire que Dragon ball est un manga grossophobe car le seul personnage gros que l’on vois est Buu. Il est maléfique et transforme ses adversaires en bonbon pour les mangers, de plus le personnage parait assez stupide. Buu présente donc une image négative des personnes en surpoids. Dragon ball a travers le personnage de Buu est donc un manga grossophobe.
        Mise en corrélation de deux événements sans élément concret pour appuyé le propos -> conclusions. le personnage est gros, c’est donc une représentation des personnes en surpoids, il est stupide, le message implicite est donc que les personnes en surpoids sont stupides = manga grossophobe.

        Vous voyer ? Le monde est plus complexe que ça à comprendre il me semble.

        Votre article est intéressant, et Dragon bal est une oeuvre culturel qui peut être critiqué à bien des égards mais je pense que vous gagneriez à revoir votre méthode de raisonnement, car le fond et la recherche entreprise pour établir votre article sont très respectable mais je trouve dommage ce manque de rigueur intellectuel.

        Au plaisir. 🙂

        1. cosmegeek

          Merci pour ce commentaire pléthorique. Le but de cet article n’a jamais été de faire une analyse en profondeur du sujet. À aucun moment je n’imagine l’œuvre comme étant raciste et sexiste dans son ensemble. Mon soucis était juste de soulever certains points qui faisaient écho avec l’actualité du moment. Le format d’un article sur notre plateforme n’était pas compatible avec une analyse complète et la n’était de toute façon pas mon intention. Je ne réduis nullement Dragon Ball aux exemples (minces) que j’ai pu pointer, le but était simplement de se demander si cela passerait aujourd’hui ^^!

          Merci beaucoup de votre analyse. Je reste à votre disposition si vous désirez étoffer encore un peu plus ! Car la était bien le but : réfléchir et poser un débat qui dépasse un tout petit peu le traditionnel : « qui est plus fort que qui » 😉

  7. Lavis

    L’intérêt de personnages comme Muten Roshi, c’est aussi de montrer que personne n’est parfait: il est sage, très vif pour son âge avancé (300 ans), c’est le maître en arts martiaux le plus puissant du monde… et c’est un vieux pervers. Il y a un équilibre avec ses immenses qualités et ça rend le personnage intéressant.

    Et Ségolène Royal, très condescendante, méprise une vision étrangère, qui a le mérite d’être bien moins manichéenne que les histoires occidentales.

    1. cosmegeek

      Je suis complètement d’accord avec votre commentaire. Quant à la vision de madame Royal, elle était bien entendu excessive et bien au delà des limites de son rôle politique.

  8. Quintin le dieu

    On peut tiquer sur certains points avec du recul, mais ces points sont englobées par le génie de l’oeuvre et de ce qu’il montre, ce qui saute aux yeux. Votre argumentation sur la place des femmes m’a tout de même choqué même si je sais que vous pensez plus loin, en tout cas ce n’est pas écrit ici.

    Comme expliqué maintes et maintes fois ce sont des femmes fortes qui savent ce qu’elles font et ce qu’elles veulent et qui n’aiment pas se faire emmerder malgré le fait que le monde soit au bord de la destruction la plupart du temps. Bulma et ChiChi ne servent pas uniquement à « laver les slips de ces messieurs ! »??

    Que tu sois un vieux pervers, un saiyan, ou un dieu de la destruction, tu fais mal les choses tu en prends pour ton grade. Bulma et ChiChi sont des exemples pour toutes les femmes qui désirent ne pas se faire marcher sur les pieds quelle que soit la situation. C’est beau et c’est ça qu’il y’a à retenir et qu’il faut retenir parce que sinon on passe à côté du manga.

    Si pour vous Kale Caulifla sont de bons persos féminins alors que ce sont les pires clichés du tomboy et de la chialeuse sans aucune profondeur bah vous n’avez rien compris, Mai à toujours été un bon personnage quelque soit le Dragon Ball donc je vous rejoins la dessus,

    Justement malgré son âge Dragon Ball reste bien meilleur que d’autres mangas connus des jeunes tels que Naruto, Fairy Tail pour ne citer qu’eux où les femmes sont vraiment lourdes. J’aimerais bien plus de Bulma ou de Chichi que Lucy ou Sakura, un peu moins de cruches pour plus de finesse et en temps de la force d’esprit. Je trouve ça dommage que vous n’ayez pas développé la comparaison avec les autres.

    Bonne continuation,

    1. cosmegeek

      Merci de votre commentaire constructif, qui en dépit de votre désaccord général fait du bien au milieu du torrent d’insultes que nous recevons depuis quelques jours.

      Comme je l’ai déjà signifié à d’autres lecteurs, il n’a jamais été question de démolir Dragon Ball dont je suis fan depuis plus de 20 ans, mais de se demander si dans la mouvance actuelle (que je ne me suis nullement permis de commenter) certaines des mises en scènes du début du manga passeraient auprès des éditeurs et potentiels lecteurs.

      Je vous répond juste sur les personnages féminins. À titre personnel, je considère Kale extrêmement fade, mais Caulifla est assez intéressante dans sa volonté de dépassement et de non renoncement quelques soit le mur qu’elle doit franchir ( en l’occurrence Goku ). Si vous voulez poursuivre le débat, je répondrais avec joie ^^ !

      Bonne continuation !

  9. naproupi

    Article qui aurait pu être intéressant, mais beaucoup trop tourné sur le fait de pointer du doigt des détails mineurs et forcer certaines critiques.
    Par exemple : Muten Roshi est un personnage à la fois comique et ridicule, le manga n’encourage personne à l’imiter, au contraire il montre ce vieux vicieux comme ridicule là où il est montré comme classe et respectable uniquement dans les scènes n’insistant pas sur ce trait de sa personnalité.

    La vague d’articles de ce type a malheureusement toujours ces défauts on est presque sur une théorie du complot : on cherche à tout prix les éléments qui pourraient prouver notre avis au lieu de regarder le manga et de voir si une fois tous les éléments ensemble il y a un mauvais message ou non.

  10. Guillaume.P

    Après, faut-il blâmer le fait que Dragon Ball passait le matin à 7h, ou le fait que l’ultra majorité des parents laissaient leurs enfants regarder Dragon Ball tout en sachant la « violence » que contient l’anime?
    Ni l’un ni l’autre à mon avis.
    Toute cette histoire de « sexisme/violence » est un sujet vieux d’une bonne vingtaine d’années, qui déjà à l’époque ne faisait le jeu que d’une minorité vocale et médiatique alors même que la grande majorité silencieuse s’en foutait complètement.
    Je préfère 1000 fois Dragon Ball avec sa violence et ses anti-héros de l’époque que les dessins animé gentillets et ultra débilisant et sans caractère de notre époque. Il y’avait le mérite d’avoir de la profondeur, de vrais leçons et une émotion derrière les défauts dont on affuble DB/DBZ, ce qui restera toujours mieux qu’une lobotomie douce à coup de Dora L’exploratrice.

  11. Je me demande réellement si cet article vise à une analyse de Dragon Ball ou est-ce qu’il s’agit davantage une tentative de récupération politique ? C’est dommage d’utiliser les méthodes fallacieuses de l’extrême droite pour faire la même chose avec un peu moins de rentre dedans mais un peu plus de mauvaise foi.

    Je suis une femme d’origine sub-saharienne (et je suis navré de devoir le préciser mais sans cela, l’excuse de l’homme inférieur et mauvais par nature, le fameux « cis-genre hétéro », ce nouveau bouc émissaire aurait immédiatement été évoqué pour me dire que je n’ai pas le droit à la parole) et féministe dans le vrai sens du terme (égalité homme / femme, le droit au respect, combattre le harcèlement tant moral que physique, nous laisser disposer de notre corps, etc …) mais je commence à vraiment avoir peur de toutes ses dérives extrémistes …

    Peut-être ne devriez-vous pas généraliser et extrapoler des expériences personnelles à toutes les tranches de la culture populaire. Qui plus est, l’analyse selon des critères à tendance politique d’une oeuvre qui se voulait historiquement humoristique voir satirique se rapproche d’un certain sophisme.

    Enfin, vos propos concerne votre vision du monde occidental et cela ne me semble que très peu pertinent.lorsqu’il s’agît de questionner une oeuvre nippone.

    Travaillant dans le monde de l’édition depuis une quinzaine d’année, je trouve que vous manquez cruellement de recul entre les écrits d’un auteur, ses conséquences et ce que ses écrits impliquent.

    Cordialement,

    Samira

    1. cosmegeek

      Samira, j’espère que vous trouverez une réponse plus adaptée au sujet et à notre véritable opinion dans l’EDIT publié cet après-midi. Cordialement

  12. Mobius

    Avant de réellement commencer à parler de l’article en question, il y a clairement quelques corrections à apporter.

    Pour commencer, le titre exact du ramassis d’immondices et d’ignorance commis par Ségolène Royal est : « Le ras-le-bol des bébés zappeurs ». Elle n’y crache pas sur l’animation japonaise dans son ensemble, mais uniquement sur les animes ultra-violents…le souci c’est qu’elle ne le sait pas, qu’elle ne crache pas sur l’animation japonaise dans son ensemble. Pour elle, violent = japonais, pas violent = pas japonais…la preuve, elle encense Démeter et Tom Sawyer (Tom Sawyer qu’elle qualifie, je la cite, de « science-fiction »…Faites-vous votre opinion, comme tu dis).

    Deuxièmement, le « chantage » que Muten Roshi exerce sur deux « enfants ». Pour rappel, les « enfants », comme tu dis, n’en sont plus depuis plusieurs années. Ils ont 14 ans. Je sais bien que ça a pas l’air, mais c’est bon de le rappeler hein. À 14 ans, on n’est plus un enfant, on est un ado. Et cette requête de Muten Roshi est tout autant du chantage que son épreuve précédente, le coup de la pierre. En outre, bien sûr, Muten Roshi est un obsédé, et il veut une bonnasse pour le plaisir des yeux…mais il veut avant tout quelqu’un qui s’occupera de la maison, afin de mieux pouvoir se concentrer sur l’entrainement de ses élèves. Personnellement, je ne vois pas bien où est le problème à ça…

    Troisième point (qui démontre clairement une grosse méconnaissance de l’oeuvre de ta part) : la Bulma sans culotte. Goku avait l’habitude de dormir la tête posée sur le VENTRE de son grand-père. Je t’invite à relire le manga, c’est clairement écrit. Et ce qu’il s’étonne de ne pas sentir, ce ne sont évidemment pas des organes génitaux !!!!! Il se trouve que Bulma range les Dragon Balls dans une sorte de sacoche-banane attachée à sa ceinture. Et la suite de la séquence nous le montre bien, quand Goku lui enlève sa culotte : il n’y voit pas les Dragon Balls, d’où sa réaction de surprise et de frayeur, en croyant qu’elles ont disparu. C’est ça, qu’ils s’attendaient à y trouver, pas autre chose. C’est qui le pervers, ici…? Faut arrêter de voir des choses qui n’existent pas sous le prétexte de notre époque pourrie où on peut plus rien dire sans offusquer tel ou tel groupe ou communauté…

    Quatrième point, NON ! le corps de Bulma n’était pas « systématiquement » considéré comme une monnaie d’échange : c’est arrivé 2 fois ! Le montrage de culotte quand elle n’en avait pas, et le « paf-paf » pour éteindre le brasier de la montagne de feu (et c’est même pas elle qui l’a subi, le « paf-paf »).
    Remettons les choses en perspective, un peu…

    Voilà.
    Ceci étant, cet article est totalement hors de propos dans son ensemble : Dragon Ball est une oeuvre d’un « autre temps », et qui nous vient d’une autre culture. Il est bien aisé de prendre une oeuvre non-contemporaine au hasard, et de l’analyser avec un point de vue contemporain : on y trouvera toujours quelque chose à redire !
    C’est vraiment n’importe quoi.
    Pour l’époque, et pour le Japon, pays alors extrêmement conservateur dans lequel les femmes étaient (et sont encore, bien moins qu’à l’époque, mais infiniment plus qu’en occident) cantonnées au rôle de femmes au foyer, Dragon Ball n’a absolument rien de sexiste. On s’en fout de comment on voit l’oeuvre aujourd’hui. Ou alors amusons-nous à faire ça pour tout, et je te garantis que 99% de la littérature française, y compris – et surtout !!!! – les « classiques », devraient être mis au pilori !
    Quant au racisme, là aussi c’est ridicule. Tu parles de la finesse du trait de Toriyama…euuuuuh, pardon ?! La FINESSE du trait ???? T’es sûr qu’on a lu le même manga là ? Dans ses débuts, le trait de Toriyama n’avait rien de « fin ». Le dessin était simpliste et grossier, et « l’assistant noir », comme tu te complais à le nommer, en oubliant (volontairement ? Pour appuyer ton propos honteux ?) qu’il avait plusieurs noms (notamment Officier Black), porte tout simplement le nom d’une couleur, comme tous les autres hauts gradés de l’armée du Ruban Rouge. Y a aucun racisme là-dedans, et je dirais même qu’introduire un personnage noir, pour l’époque, est au contraire une grande preuve d’ouverture de la part de Toriyama, dans un pays qui, historiquement, a toujours été extrêmement xénophobe.
    En outre, tu parles de racisme en choisissant les deux seuls persos non-figurants noirs, mais tu oublies de dire que les villes humaines, dans leur ensemble, abritent et font cohabiter des êtres de toutes espèces et de toutes races, aussi bien des humains que des animaux humanoïdes. Le « Roi de la Terre » est lui-même un animal ! Moi je trouve que c’est une belle allégorie qui va justement à l’encontre de tout concept raciste…et on ne parle pas, évidemment, du fait que les plus grands héros et sauveurs de la Terre…NE SONT MÊME PAS DES HUMAINS !!!!!

    Et pour finir sur la violence…personnellement, si j’avais des enfants, l’une des premières oeuvres japonaises que je mettrais entre leurs mains, c’est justement Dragon Ball. Cette « violence » que tu décris est bel et bien présente, oui…et alors ? Ca ne t’a pas traumatisé, tu le dis toi-même, et ça n’a traumatisé aucun de nous, trentenaires biberonnés au Club Dorothée. Pourquoi ça traumatiserait les enfants d’aujourd’hui, ceux qui commencent à regarder du porno sur Xhamster et Pornhub à 12 ans, dans la cour de récré, sur leur iPhone 27 flambant neuf acheté par papa-maman ? Les enfants d’aujourd’hui seraient-ils plus sensibles (j’allais employer un autre mot, mais en 2018, ce serait considéré comme homophobe), plus traumatisables ? En quoi ? Pourquoi ? Au nom de quoi ?
    Cette violence est parfaitement justifiée, parce que tout est une histoire de CONTEXTE ! De la violence qui ne serait pas justifiée par un scénario, par des enjeux, par des personnages, par un certain manichéisme, là, OUI, ce serait traumatisant. Mais dans Dragon Ball, il y a toutes les justifications nécessaires à cette violence. Absolument toutes. Le manichéisme, les personnages, les enjeux, les émotions.
    Et là où Ségolène se trompe, c’est que, en tous cas pour Dragon Ball, le gentil n’est pas celui qui aligne le plus de cadavres, bien au contraire ! Goku a toujours rechigné à tuer ses adversaires. Si on prend chronologiquement, ce n’est pas lui qui a tué Radditz, et s’il lui avait été possible, il aurait préféré qu’il ne soit pas mort. Il a mis Nappa KO, et a demandé à Vegeta de partir. C’est Vegeta qui a tué Nappa, et Vegeta était alors…le Méchant. Tellement méchant, tellement mauvais, tellement une ordure, qu’il a été jusqu’à tuer son propre équipier ! Et pourtant, même comme ça, Goku a refusé de le tuer, il a même été jusqu’à supplier Krillin, son meilleur ami, de laisser vivre l’ordure, la charogne, l’enfoiré de base, qu’était Vegeta.
    Sur Namek, il ne fait que mettre KO Barta et Recoome. C’est Vegeta qui les tue, et Goku l’engueule pour ça. De même, il tue Jeece, et Goku trouve que c’était inutile. Et quand Ginue est le corps de la grenouille, Vegeta s’apprête à le tuer, mais Goku l’en empêche.
    À la fin du combat contre Freezer, Goku ne tue pas Freezer : il le sauve !!!! Et c’est lorsque le Méchant l’attaque, dans un mouvement désespéré, que Goku riposte…et ce qui se lit dans son regard, après avoir pulvérisé Freezer, est parfaitement clair : Goku regrette ! Il est triste, même malgré sa toute nouvelle transformation qui le fait sans doute bouillir de colère et de désir de combats et de violence, Goku trouve que cette victoire est bien amère, et qu’elle n’a pas de sens.
    Goku ne tue ses adversaires que lorsque l’enjeu l’exige de manière stricte. Et ce trait de caractère apporte un monstrueux contraste à la violence omniprésente qui règne dans le manga : oui, il y a de la violence et des morts, mais c’est toujours justifié. Et quand ça ne l’est pas, il n’y en a pas. Goku est le véritable Gentil, le héros, celui qui ne tue pas. À partir de la partie Z de l’oeuvre, il ne tue, en tout et pour tout, que deux méchants. DEUX !!! Sur Namek, en dehors de deux soldats randoms de Freezer tués par Krillin et Gohan à leur arrivée, c’est Vegeta qui bute tous les méchants. Et Vegeta est lui-même encore un méchant, donc c’est normal ! Un méchant qui tue, c’est parfaitement normal. Durant l’arc Cell, Vegeta, qui semblait s’être adouci, revient finalement certes en tant qu’allié, mais en tant que méchant. Et là encore, c’est lui qui tue (C-19). Cell est tué par Gohan (de là à penser que Goku s’est sacrifié en partie parce qu’il ne voulait pas tuer Cell…). Et durant l’arc Buu, Goku tue Yakon et Buu, et personne d’autre.

    Je suis désolé, mais ton article est vraiment puant d’ignorance et de mauvaise foi. Ce n’est pas de l’aveuglement. Oui, Dragon Ball contient de la violence. Oui, Dragon Ball ne fait que peu de cas des femmes.
    Mais tout ça fait partie de la codification des oeuvres de type shonen-combat. Si on veut voir des femmes qui ne sont pas relayées à un rôle de bonniches ou de potiches, il faut s’intéresser à un autre type de manga, les shojo-combat (principalement les oeuvres de magical girls, avec Sailor Moon en tête de liste).
    On ne peut pas, sans faire preuve de mauvaise foi, reprocher à une oeuvre d’utiliser les codes du genre auquel elle appartient. Ca n’a pas de sens. Le genre shonen-combat cible un public d’adolescents, point. Si c’est pas un public d’adolescents qui regarde, c’est pas à l’oeuvre en elle-même qu’il faut reprocher quoi que ce soit. C’est aux abrutis responsables de sa diffusion. Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher la pornographie dans une oeuvre pornographique, ou la violence dans un bon Die Hard déconseillé aux moins de 12 ans. Si ton gosse de 6 ans est traumatisé parce qu’il a vu John McClane buter des méchants par paquets de 12, c’est pas le film le souci, c’est toi, parent irresponsable et stupide.

    Et pour finir, je reviens sur ce côté soi-disant « malsain », rapport au vieux pervers qui s’intéresse aux nichons d’une fille de 16 ans (15 ans même, non ?).
    L’un des buts d’une oeuvre de fiction, c’est de s’affranchir de tout ou partie des aspects de la réalité. Des mecs qui balancent des rayons d’énergie avec leurs mains (et leurs bouches, et leurs yeux…même leurs pieds !), ça n’a rien de réel. Un jeune garçon avec une queue de singe, des types qui volent, un mec qu’a pas de nez, un bonhomme tout vert avec des oreilles d’elfe, un vieux croulant qui vit en permanence avec une carapace de tortue de 40kg sur le dos, une fille de 15 qui part à l’aventure à travers le monde, un cochon qui parle et qui peut se transformer en n’importe quoi…tout ça, ça n’a rien de réel !
    Alors pourquoi faudrait-il retirer des choses tout aussi irréelles, sous prétexte qu’elle seraient malsaines…?
    Et en plus, malsaines…pour l’époque, au Japon, ça n’avait rien d’illégal ni d’immoral. Et on va évidemment pas parler du fait que, ok, c’est peut-être malsain, mais c’est peut-être aussi pour ça que le Japon est le partie qui a l’un des plus faibles taux de criminalité (et particulier la criminalité sexuelle, et en particulier la criminalité sexuelle pédophile) du monde. Hein.

    Encore une fois, faut remettre les choses en perspective. C’est facile de taper sur une oeuvre non-contemporaine avec un point de vue contemporain…

  13. Mr Potoupoutou

    « Comme je l’ai déjà signifié à d’autres lecteurs, il n’a jamais été question de démolir Dragon Ball dont je suis fan depuis plus de 20 ans, mais de se demander si dans la mouvance actuelle (que je ne me suis nullement permis de commenter) certaines des mises en scènes du début du manga passeraient auprès des éditeurs et potentiels lecteurs. »

    Bonsoir,

    si tel est le raisonnement que vous cherchiez à avoir, alors la question est mal posée quant à l’article, mal écrit.

    Bonne continuation.

  14. PapyReno

    Premièrement, je voudrai dire bravo aux réponses de cosmegeek. J’ai rarement vu des réponses de commentaires sur un sujet aussi sensible qui témoignent d’un tel self-control et de retournement digne d’un champion olympique de judo, tout ça dans le calme et l’argumentation. A croire que vous êtes habitué, sinon bien entraîné pour ce type de situations. Peut-être vous attendiez vous à ces vives réactions ? D’où l’intérêt de faire cet article… Mais passons.

    Je ne considère pas qu’une oeuvre puisse être remise en question avec nos yeux de plus en plus inquisiteurs et (étrangement de moins en moins) hypocrites du 21ème siècle. Pour moi, la capacité à pouvoir s’offusquer au moindre soupçon de racisme et autre témoigne plus d’une hystérisation de la société sur ces sujets, d’une véritable réflexion saine et utile. En ce moment on instrumentalise beaucoup ces sujets pour faire du buzz, discréditer gratuitement ou exercer des pressions politiques, et je sens que ça gonfle pas mal de gens qui ressentent ce problème sans pouvoir y mettre de mots.

    Pour ma part, je suis d’accord pour qu’on fasse attention dans la vie de tout les jours à pas emmerder son prochain et s’améliorer tout ci tout ça… Mais ce que je recherche dans les mangas c’est justement du contenu qui me choque, qui me sorte de l’ordinaire. De la violence, du sang, du sexe, de la maladresse, oh oui… et du fun, du classe, du sublime et des mœurs à me retourner le cerveau. De la merde dans un coffre en or ou l’inverse si vous voulez… qu’importe. Je ne veux pas que des lubies (et lobbies) inutiles de pseudo-moralistes viennent me dire des banalités sur l’acceptation de l’étranger et le droit des femmes dans un putain de manga. On est assez éduqué pour s’apercevoir que certains passages sont aux limites de toutes conventions morales, et les dépassent même allègrement.

    Laissons les mœurs évoluer naturellement, arrêtons de faire du jugement de valeurs dans le rétroviseur avec notre arrogance moderne, je vous assure qu’on nous trouvera tout aussi con rétrospectivement dans cinquante ans et la cinquantaine d’année après.

    Et par pitié pour l’humanité toute entière… ne forçons pas à coup de terreurs morales les auteurs et éditeurs à nous proposer du contenu aseptisé. Dessinez et publiez ce qui vous passe par la tête… faites moi rêver ou vomir. Mais affranchissez-vous des conneries passagères de votre époque.

    1. cosmegeek

      Difficile de garder la tête froide, vous n’imaginez pas les propos que nous laissons à la corbeille, mais on s’accroche ! Merci pour votre commentaire j’espère que l’EDIT vous donnera une réponse claire sur le fond de notre pensée.

  15. justice

    De ce que je comprends, vous partez du principe que le manga est sexiste parce qu’il y a des femmes caricaturales, mais analyser la personnalité des mecs et vous verrez qu’ils sont aussi caricaturaux (avec de gros clichés sur les mecs qui sont soit tortionnaires, soit n’aime que se battre, ne prenne pas soin des autres, soit pense qu’à bouffer).

  16. Khranto

    Bonjour, pour répondre à votre article, il y a plusieurs incohérences. Vous parlez du sexisme dedans en soulignant les défauts des personnages féminins, contrairement à d’autres Shonen l’oeuvre Dragon Ball est pour mon point de vue la moins sexiste, on se voit affligé de nanas à poitrines démesurées dans des bikinis plus que douteux dans des positions tout à fait subjectives. Hors dans DB on nous présente pas ce genre de personnages féminins qui servent de Fan Service. (Bien-sûr) il y a certains passages « sexy » et subjectifs mais cela reste humoristique.) Les femmes sont tournées en clichés pour vous, je pense que vous avez raison sur certains point, pour prendre exemple Chichi vous dites qu’elle est cantonné dans DBZ à être une femme au foyer. L’analyse va plus loin pour moi c’est elle qui porte la culotte dans le couple désastreux qu’elle forme avec cet idiot de Goku (il en a peur clairement) heureusement qu’elle n’envoie pas son gamin de 4-5ans combattre des tyrans galactiques quel genre de parents feraient ça ? à part Goku. Elle n’est plus aussi présente dans DBZ mais elle élève seul ses enfants car son mari préfère se battre pour devenir le plus fort ! n’oubliez pas qu’elle a entraîné Goten aux arts martiaux ! mais aussi vous ne parlez pas de Videl ! Pourquoi ? concernant les Sayens de l’univers 6 en quoi elles sont intéressantes ? Je trouve que ce sont les pires personnages de l’oeuvre DB une fille qui pleure tout le temps qui a peur de tout mais qui se transformes en SSJ Berserk car un garçon approche sa « soeurette » est plus intéressante qu’une Bulma (présente depuis le 1er épisode de Db), que Chichi ou même Videl ! Kaulifa ne vaut guère mieux ! Vous dites aussi que Mr Popo est une blackface je ne suis pas d’accord cet homme n’est pas humain ! je n’ai jamais vu en lui la caricature d’une personne de couleur. Et Uub non mais sérieusement ! Ce charmant petit combattant est un Indien clairement et vous voyez en lui l’amélioration d’un personnage non caricatural d’un blackface… –‘ Concernant la violence dans Drangon Ball je préfère la version non censuré le sang et les dégâts doivent être montré et pas deux trois traits sur la visage du perso car il vient de se prendre des punch dans la tronches, de mon point de vue je ne ressens plus dans DBS cette sensation que les personnages en bavent réellement ! Je reviens sur Kamé sennin oui c’est un pervers et déviant mais vous ne précisez pas dans l’article que chacun des ses comportements est punis dans le manga ! bien-sûr c’est douteux, mais cela ne montre pas qu’il faut être comme ça, mais que ce genre de comportement n’est pas correct et qu’il ne faut pas le faire, personnellement ce genre de gags m’a toujours bien fait rire quand j’était môme et je me disais toujours « bien fait pour toi le vieux ».

    Une dernière chose toujours de mon point de vue, je ne pense pas qu’il faut analyser une oeuvre culte d’il y a au moins 30ans de façon politique comme cela avec notre point de vue de 2018 tellement bien pensant de tout doit être rose façon bisounours. Puis analyser une oeuvre d’une autre culture en fonction de la notre qui est totalement différente est-il sage (je n’est pas trouvé d’autre mot) ?

    PS Humoristique: Ne pas toucher à Végéta ! Bien-sûr il est raciste sexiste et macho au début de DBZ mais c’est le perso le mieux écrit et qui a évolué le plus dans l’univers de Dragon Ball ! il a une famille traite sa femme comme une princesse avec qui il a 2 enfants ! et il est pote avec des aliens !

    Bien à vous !

  17. Jérémie

    « Car la était bien le but : réfléchir et poser un débat qui dépasse un tout petit peu le traditionnel : « qui est plus fort que qui » »

    Et pourtant vous donnez l’impression que pour ne pas être sexiste (à vos yeux) dans dragon ball il fallait une femme forte qui savait vraiment combattre au niveau des personnages principaux , on dirait vraiment que c’est votre seule exigence pour ne pas être sexiste, c’est triste et réducteur.

    Vous vous posez aussi la question des moeurs , est ce que ça pourrait sortir aujourd’hui? Bien sûr que oui il suffit de voir d’autre shonen qui font succès et se renseigner un petit peu , nanatsu no taizai par exemple dont le héros passe son temps a ploter les seins d’un personnage féminin, aucun problème connu à ce jour pour ce manga et il n’en aura jamais probablement comme la centaine d’autres dans ce style.

    Je ne vois vraiment pas l’intérêt d’un tel article, je suis perplexe vraiment surtout en regardant un peu votre site qui à l’air de ne parler que de film dans ses news , quel est le but d’écrire un article sur un thème que vous ne maîtrisez pas vraiment visiblement et surtout en survolant et réduire grossièrement un mythe tel que DB , la réaction allait être virulente , forcément.

    Bon courage pour la suite.

  18. raypeur

    Je trouve cet article tout simplement faux.
    je m’explique: ce n’est pas parce que un personnage est un sexiste que le manga est sexiste, vous dites que Lunch ne sert plus à rien à part faire le ménage, c’est vrai, mais on suit l’aventure de qui? Celle de Son Goku et non de Lunch donc ça ne sert à rien de plus développer ce personnage sachant qu’elle ne va rien apporter de plus à l’histoire.
    Justement le fait que Muten Roshi soit un pervers est drôle, au première abord on le prend pour un maître des arts martiaux mais le fait que ce soit un vicelard, ça créer un décalage qui nous fait rire.
    Regardez par vous mêmes, à chaque fois que Muten Roshi fait des actions pervers il se fait taper, punir ce qui prouve que ce n’est pas bien de faire cela.
    Le manga est un cliché en vers les filles? Et pour les garçons c’est la même chose, Son Goku un personnage bête, Muten Roshi un pervers, Yamacha un lâche, et Oolong on en parle pas? Un personnage encore plus pervers (excusez moi d’user ce terme à plusieurs reprise je n’est pas d’autre synonyme ^^)il veut se marier avec des enfants, encore pire !
    Cela va de soit envers les garçons aussi.
    Pourquoi dire que Chichi ne fait qu’empêcher les hommes de faire ce qu’ils veulent? C’est fait exprès, c’est pour bien souligner le fait que Son Goku est un mauvais père, parce que envoyer son fils à l’autre bout de la galaxie est bien et de partir tout le temps chez le kaio est un bonne exemple? Je ne trouve pas, ce qui fait d’elle le personnage le plus  »humain »
    Où est Videl dans cet article? C’est l’un des personnages les mieux abordés, elle est rebelle, justicière, elle est plus forte que son père, elle doute de la puissance de son père, c’est un personnage fort, elle participe au tournoi, pourquoi ne l’avoir pas mise?
    L’écriture de c18 est plus sexiste que celle de Videl. Si vous avez voulu montrer qu’avec le temps Toriyama a arrêté les clichés et qu’il propose de nouvelle chose, vous auriez du parlez de Videl.

  19. Thomas

    Bonjour. Cet article engendrant beaucoup de réactions, je vais faire court et citer les points les + importants pour moi:
    1. Attention au titre de votre article, que je juge provocateur et trop accrocheur. Je vous suggère d’écouter (https://www.youtube.com/watch?v=DwhI36FVSc0) la leçon humoristique sur le sujet par Pierre Desproges contre Alain Ayache.
    2. Toriyama a bien expliqué que les 1ers tomes de Dragon Ball était une parodie des grandes histoires d’aventure (Le Voyage Vers L’Occident principalement), ses 1ers personnages étaient donc parodiques, par exemple le « sage à la Gandalf » qui est un pervers. Dire que cela n’est plus acceptable aujourd’hui revient à censurer le droit à l’humour et la parodie, ce qui me fait penser aux attaques meurtrières ces dernières années contre des gens qui voulaient rire.
    3. Enfin, je vous invite à regarder l’excellent film (un peu oublié) Demolition Man avec Sylvester Stallone et Weysley Snipes qui, sous couvert de film d’action basique, engage une vrai réflexion sur la dictature du politiquement correct.
    Merci par avance si vous prenez le temps de me lire.

  20. Suijin

    Le politiquement correct va trop loin. Je ne suis pas contre revoir d’un œil analytique les œuvres du passé, mais faire un procès à ses auteurs et demander aux révisionnisme est contre mes principes.

    Le manga dragon ball s’adresse principalement à un jeune lectorat masculin. À mesure que le manga a gagné en popularité, des jeunes filles également ont appréciées ce manga, malgré le sexisme dont vous semblez l’en blâmer. Ça montre que malgré des défaut (sur certains personnages) les lectrices ont appréciées l’œuvre de Toriyama.

    Demander à un égalitarisme et une représentation mandatoire des minorités sous un bonne angle, c’est brimer la liberté d’expression et la pluralité de l’art. Je n’avais pas besoin de voir des Sayans femmes, tout simplement car je trouve déjà bête que des hommes éprouvent l’envie de se taper dessus. Vous cherchez l’égalistatisme même dans la connerie ? Toriyama en étendant son univers (pour en faire une franchise encore plus lucrative) a décidé de mettre à l’amende ses principes pour décliner son œuvre à différent parfum pour plaire aux plus grand nombre (mais oui il y a de toutes les couleurs de cheveux pour les Sayans, vous voulez voir des femmes ? Pourquoi pas, je m’en fous ! Etc.)

    Le cas du blackface est beaucoup plus intéressant, d’un point de vue historique, culturel, et même par rapport au médiats graphiques. L’histoire est pourvu de bonne et de mauvaise périodes (notez que cette appréciation est toujours subjective et encrée dans l’époque à laquelle on vie.) mais ils n’empêche que ça fait partie de notre patrimoine mondiale. C’est arrivé ; vous ne pouvez nié ce qui s’est passé, ni que vos mœurs vous protège de tomber à ce niveau. Le mieux que vous pouvez faire est d’accepter cette histoire et en faire quelques chose de mieux.
    Étant moi même de couleur je ticais en voyant certains « black face » ou même plus communément des « gaijin face » (qui inclus les cocasiens), qui étaient représentés de manière caricaturale et souvent dans les mangas ; en opposition total aux héros (souvent japonais) qui avaient des visages « beaux », très expressifs et épurés. On peut se poser la question de l’altérité et de sa représentation dans la culture nippon ; mais je ne tiens pas à allonger plus ma critique et me contenterais de vous dire que les visages beaux des protagonistes de manga sont en fait des « masque » qui en rendant les personnages moins réaliste, leur permettent d’être une meilleure source d’identification pour les lecteurs. Une identification émotionnelle, sans distinction de sexe ou d’ethnie qui donne un caractère universel à ces héros et ces histoires (cf lire « l’art invisible » de Scott McCloud, chapitre sur l’iconisme dans la représentation graphique). Le fait des personnages sont représentés de manière drôle ou hideuse ne dénote pas systématiquement d’un racismes (toutefois il est de bon ton de rester alerte sur ce sujet).

    Enfin, la violence. Celles que vous aimez infliger mais pas voir ! Pour comprendre cette partie de ma critique il faut comprendre que je m’intéresse à la symbolique dans les histoires et aux procédés de narration. Donc, la violence dans Dragon ball • Z est-elle excessive, c’est à dire injustifié dans le contexte de l’œuvre ? Non pas du tout. Le sang est le gros tribu que l’on puis faire. Il montre les enjeux qui sont à l’œuvre. Et son utilisation et la quantité qui en est déversée à son importance c’est à dire sa signification. Il y a beaucoup d’hémoglobine dans DBZ, ce qui montre le caractère de surenchère de ses joutes ; mais plus important est de noter à quelle moment les morts et effusion de sang sont montrés : durant des scènes clés ! Où les enjeux sont les plus grand. Le fait que DBS en soit Quasiment dépourvu démontre pour moi un faiblesse dans la démarche artistique de la toei qui s’est fait engouffrer dans un politiquement correcte stérile au service du marché de masse.

    Noraj du pavé, dites moi ce que vous en pensez.
    Peace.

  21. The Joker

    Bien le bonjour,

    Article intéressant il est vrai, cependant j’ai le sentiment que vous avez quand même bien survolé l’oeuvre de Toriyama, ne prenant en compte que ce qui vous arrangeait malheureusement.

    Si je peux me permettre, une phrase du type:  » L’écriture de son héroïne est donc en apparence plutôt positive. Elle sera l’un des personnages moteurs tout au long du manga, la tête qui fera avancer les gros balourds bodybuildés dont elle s’entourera « , en parlant de Goku, Yamcha ou encore KameSennin, est pour moi autant sexiste que de dire que la place d’une femme est dans une cuisine…

    J’aimerai donc vous inviter à aller voir cette vidéo d’analyse de vote article,(https://www.youtube.com/watch?v=kUG57sHId8g&t=2072s), car quand on parle de Dragon Ball, LeCHefOtaku est quand même une référence, qu’on l’apprécie ou non.La vidéo est certe un peu longue, mais cela pourra peut être vous éclairer un peu plus.

    Je vous souhaite une agréable journée,
    Et essayer de voir ce qu’une oeuvre « raconte », à travers de ce qu’elle raconte réellement 😉

  22. Dave

    Concernant la réédition de l’article en soit c’est intéressant de souligner le faire que le format de ce genre d’article est fait pour être assez court mais alors au moment de la réalisation de ce dernier ne vous êtes vous pas demandez si il ne faudrait pas rentrer plus en profondeur et ainsi être beaucoup plus clair dans vos propos parce-que au final vous restez dans cette même mouvance ainsi que le faite de mettre en comparaison des polémiques de ces derniers temps n’ont pu qu’accentuer cette interprétation. Si votre but aurait été de comparer simplement le manga par rapport aux contextes actuel avancer des arguments ainsi que des contres arguments aurait été bien plus compréhensible mais vous vous êtes simplement contenté de décrire certains défauts des personnages comme vous le dites il s’agit de personnages caricaturaux donc appuyer sur les défauts de ce genre de personne me semble limite puisqu’ils sont font pour être exagérément imparfait.

    1. cosmegeek

      C’était justement le but de cet EDIT ! Montrer nos regrets sur la forme qui n’était clairement pas adaptée à l’idée initiale, qui s’est retrouvée compressée jusqu’a ce qu’il ne reste plus qu’une caricature. L’échange, les commentaires et les lecteurs sont la pour nous alerter !

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