Black Mirror : Quand la technologie devient le miroir de nos âmes

– ARTICLE GARANTI SANS SPOILS –

Si vous vous intéressez de près ou de loin aux séries britanniques, vous avez forcément déjà entendu parler de cette intrigante série qui se fait une belle réputation critique depuis quelques années : Black Mirror.

Ce show créé par Charlie Brooker mêle habilement récits d’anticipation, horreur, satire, thriller et science fiction dans des épisodes indépendant les uns des autres, mais tournant systématiquement autour des mêmes sujets : la technologie, les déviances qui en découlent, l’impact profond sur notre société et sur notre perception du monde.

La série est à l’heure actuelle structurée en saisons allant de trois épisodes pour la première, à six pour la dernière (oscillants entre 45 et 90 min). Nous explorons dans un futur quasi immédiat, la vie de protagonistes ancrée dans une réalité proche de la nôtre. Les réseaux sociaux, les appareils connectés, les progrès technologiques en tous genres et l’hyper médiatisation sont les outils de narration, qui plongent à chaque fois les personnages dans des situations toutes plus dramatiques les unes que les autres. Elles révèlent leurs peurs, leurs troubles, leurs défauts et leurs fautes, dans une mise en scène toujours soignée et un jeu d’acteur de très grande qualité.

Bien qu’il n’y ai presque aucun lien entres les épisodes, il est étonnant de voir que la puissance de leur ton reste proche (malgré quelques inégalités). À chaque histoire nous nous retrouvons pris d’un étonnant malaise, une étrange fascination qui nous fait plonger dans la vie de ses hommes et de ses femmes, livrés à des situations qui pourraient très bien demain, devenir les nôtres : un homme politique soumis à un innommable chantage, un couple à la dérive, un deuil impossible, la popularité à n’importe quel prix… Bien que Black Mirror traite du sujet technologique, la série n’oublie pratiquement jamais ce qui est à mon sens, essentiel à une bonne histoire : parler de l’humain.

La question de notre humanité est toujours au centre de l’intrigue. La question de nos limites, de ce qui fait de nous des gens décents, des couards, des déviants ou des monstres sordides est battue et rebattue au cours de ces trois saisons, avec tous le talent dont les productions britanniques font preuve depuis de nombreuses années.

Black Mirror est une véritable pépite créative, un OVNI qui déconcerte dans le paysage audiovisuel actuel, un diamant taillé par une réalisation sobre et des acteurs de grande classe, dont certains visages ne vous seront certainement pas étrangers.

Nous retrouvons dans la première saison Jodie Whittaker, celle qui incarnera le Treizième Doctor Who à la fin de l’année, dans une prestation de haut vol qui vous donnera peut-être un indice sur tout le talent que peux déployer cette actrice dont l’aura ne laisse personne indifférent.

La saison deux s’ouvre avec un visage familier des amoureux de l’univers Marvel : la sublime Hayley Atwell. « L’agent Carter » offre une prestation émouvante pour l’un des épisodes les plus marquants de toute la série.

Jon Hamm, l’emblématique star de la série « Mad Men » est lui aussi présent pour un Christmas spécial de haute volée qui fera le pont avec la saison 3, dernière saison en date.

Ayant découvert cette merveille made in England récemment, je ne vous cacherais ni le plaisir que j’ai eu à découvrir ces histoires, ni la vitesse vertigineuse avec laquelle je les ai dévoré. C’est élégant, soigné, parfois saisissant, troublant, inquiétant… Ça parle de la technologie d’aujourd’hui, celle que l’on aura sans doute dans les mains dès demain, mais le plus important, ce qui fait incontestablement le charme de cette anthologie, c’est qu’elle parle toujours de ce qu’est un être humain.

Dans l’attente d’une saison quatre qui devrait débarquer sur nos écrans cette année, je ne peux que vous conseiller de vous ruer sur cette série de grande qualité, qui en plus de nous divertir remplit un rôle crucial dont peu de show peuvent se targuer : nous faire réfléchir.

2 Comments

  • Coralie août 20, 2017 at 6:47

    J’ai rédigé aussi récemment un article sur cette série que j’adore !

    Reply
  • beautycandypink août 28, 2017 at 9:30

    Hello !
    J’ai déjà regarder cette série, mais j’avoue que je suis mitigée, d’un côté je l’apprécie pour le reflet qu’elle renvoie et d’un autre côté je suis parfois « choquée » de ce qu’elle diffuse, je fais surtout allusion au premier épisode de la saison 1, qui est un début très risquer.
    Passe une belle journée, à très vite!
    Marie.

    http://beautycandypink.blogspot.fr

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